CASG - SETE 1-0


CASG 1SETE 0
Coupe de France
8000 spectateurs
05/04/1925
Stade des Iris, Lyon
Très gros succès, plus de monde que pour olympique om

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Compte rendu dans la presse — Gallica (BnF)
L'Auto  📄 Gallica
La victoire du C.A.S.G. sur le F.C. Cette

LYON. — C.A.S. Généraux de Paris bat F.C. de Cette, 1 à 0. Au Stade des Iris, devant 6.000 spectateurs, les représentants de la capitale ont fait échouer les espoirs cettois d'enlever cette année le titre national. Ce résultat, qui infirme les pronostics généralement émis, est, somme toute, assez normal. En effet, si dans l'ensemble du match les Cettois firent preuve d'une meilleure technique, par contre, ils se heurtèrent à une équipe dont la volonté suppléa au manque de moyens. Les Géné- raux jouèrent avec tout leur cœur. Le match fut disputé par un très beau temps et un soleil ardent, mais un vent assez violent gêna les joueurs. La partie fut intéressante, sans plus ; cependant, quelques jolies attaques furent à noter à l'actif des deux équipes, qui se présentèrent comme suit :

C.A.S.G. — Jon, Liénert ; Gollet, Marion, Marquet ; Clugnet, Maurice Caillet, Soïka, Tissot et Auger.

F.C. Cette. — Henric ; Ghonti, Gravier ; Cazal, Hewitt, Harisson ; Catarina, Haas, Villaplane, Sukiller et Gallay.

La partie

Dès le coup d'envoi, les Cettois descendent dans le camp des Parisiens qui jouent avec le soleil dans les yeux. Puis, les Généraux, se ressaisissant, portent à leur tour le jeu chez les Cettois La partie reste un instant assez égale. Les « verts et blancs » font preuve d'un meilleur contrôle de la balle, alors que les Parisiens semblent supérieurs dans le jeu de volée. Les avants des Banquiers procèdent par échappées et sont parfois dangereux, mais le manque de vitesse de leurs ailiers ne leur permet pas de transformer leurs efforts en points, et c'est bien la seule cause de leur défaite. L'arbitrage de M. Eynaud fut absolument parfait. d'inquiéter sérieusement les Cettois. Au bout de 17 minu- tes de jeu, Marquet place, des 40 mètres, un joli shoot qu'Henric arrête imparfaitement. Tissot et Auger, qui ont suivi, le chargent et ce dernier réussit à ouvrir le score pour les Parisiens.

Puis, les Cettois se font dangereux, mais la sévère dé- fense des Généraux fait merveille et rien ne passe. Le F.C. Cette est encore en danger. Sur coup franc, près des buts, Hewitt sauve de justesse. Tour à tour, les deux équipes doivent concéder des corners sans résultats, et c'est la mi-temps, Paris, menant par 1 à 0.

La deuxième mi-temps

Après le repos, le FC Cette prend l'avantage et pendant un instant, les Généraux sont fort à l'ouvrage, mais ils se ressaisissent et, à leur tour, mettent en danger les buts d'Henric. Une main de Marquet à 25 mètres de ses buts vant un coup franc pour Cette. Hewitt et il s'en faut de peu que les buts de Jou soient violés. Pendant plus de vingt minutes, la pression de Cette est très forte et il faut toute l'ardeur de la défense parisienne pour endiguer les efforts successifs de Skiller, Villaplane et Hewitt, qui joue un instant avant centre. Les avants méri- dionaux semblent plus agressifs qu'au début et il faut la sûreté de Liénert, bien secondé par Gollet, pour arrêter leurs offensives. Cependant, les « bleu et blanc » ne se bornent pas à la défensive. Ils attaquent chaque fois qu'ils le peuvent et si ce n'eût été le manque de vitesse de Maurice et l'Auger, ils auraient pu franchir la défense. La fin du match voit de sévères offensives des Généraux qui manquent de peu d'aboutir, alors que Cette, voyant ses chances d'égaliser bien faibles, semble relâcher quel- que peu son action.

Comment ils ont joué

A Paris, toute l'équipe fit un match courageux. Ses meilleurs joueurs furent Liénert qui, très bien aisé par Gollet, effectua une bonne défense. Marquet, au poste de demi-centre, livra un sérieux duel à Hewitt, ses deux ailiers le secondèrent très bien, en particulier Marion. Les avants qui firent montre d'activité furent continuellement en action et sans faire des choses bien remarquables, furent très satisfaisants. Jou, au but, fit preuve de beau- coup d'opportunité dans ses sorties, mais en quelques occa- sions se plaça très mal. A Cette, le goal Henric fit preuve de moins de sûreté que son vis-à-vis. Les arrières, Ghouti et Gravier, eurent des alternatives diverses. Gravier se plaçant très b en sauva de graves situations, son partenaire se montra assez sûr. Des demis, Hewitt se montra le meilleur, mais eut tendance à jouer un peu dur. Les avants, très bons combineurs, manquèrent par trop d'efficacité et, en plusieurs occasions, auraient pu conclure; Haas, en particulier, manqua de marquer à deux reprises. Les deux ailiers, Gallay et Catharina, eurent de jolis déboulés, Skiller et Villaplane furent bons sans plus. M. Vetrano arbitra parfaitement cette importante rencontre — P. Vieux.

> Coupe de France de Football 1925


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