LILLE - DUNKERQUE 4-2


LILLE 4DUNKERQUE 2
Division 1 Groupe Nord
17eme journée, 4000 spectateurs
14/03/1926
Stade Victor Boucquey (Henri Jooris), Lille
Très nombreux public

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Compte rendu dans la presse
L'Écho des Sports  📄 Gallica
Ol. Lillois bat U.S. Dunkerque-Malo : 4-2 Lille, 14 Mars. — Les dogues lillois continuant leur redressement, ont infligé aux Malouins une défaite plus caractérisée que le score ne l'indique. Après avoir résisté pendant la première demi-heure aux efforts des visiteurs avec lesquels d'ailleurs ils firent jeu égal, les locaux prirent petit à petit un ascendant qui alla croissant jusqu'à dix minutes avant la fin de la partie, alors que Malo se réveillait trop tardivement. Au repos, Lille menait par 1 à 0, sur but marqué par Fenez qui shoota dans le coin haut des filets à la trente et unième minute. Dès la reprise, les poulains de Gravelines accentuant leur pression cherchent le deuxième point qui est acquis par Cazin à la treizième minute. Quelques instants plus tard, sans motif bien défini, l'arbitre accorde un penalty à Dunkerque qui marque. Ce but chatouille l'amour-propre des Olympiens qui marquent par Dhaveloose à la vingt-troisième minute et sur penalty, cette fois incontestable, à la vingt-septième par Fenez. Dunkerque alors réagit et une échappée de l'ailier gauche se termine par un très beau shot et un second but. La défense olympienne se montre alors intraitable et les Malouins devront normalement s'incliner. Quatre mille personnes assistaient à ce beau match malheureusement arbitré de façon fantaisiste. A signaler le jeu très dur de l'arrière gauche dunkerquois qu'on aurait dû pénaliser plus sévèrement. — Jouvenaux.

Le Grand Écho du Nord  📄 Gallica
Olympique Lillois bat U.S. Dunkerque-Malo PAR 4 BUTS A 2 Un gros succès de curiosité attendait l'Union Sportive Dunkerque-Malo à Lille, où on ne l'avait pas vu jouer cette saison. De plus, il s'agissait pour l'O. L. que l'U.S.D.M. était venue rencontrer à Lille, d'une partie grosse de conséquences quant à la position des Dogues dans le classement. Il ne faut donc pas se montrer surpris de ce que, d'une part, un très nombreux public s'était rendu au terrain de l'avenue de Dunkerque et que, d'autre part, le match fut un des plus serrés qu'ils nous ait été donné de voir cette saison. Quand on sait avec quelle âpreté la lutte a été menée dans l'actuel championnat du Nord où se représente ce qu'a pu être le duel que se livrèrent hier l'Olympique Lillois et l'U. S. Dunkerque-Malo sur le terrain de l'avenue du même nom. Quelques mots tout d'abord sur l'équipe maritime qui s'est distinguée si fréquemment durant ces derniers mois. C'est une fort belle équipe, athlétique et nerveuse. Les hommes connaissent leurs possibilités. Ils ont, en eux, une confiance solide et, servis par une musculature robuste, un souffle puissant et une technique aussi sobre que suffisante, ils attaquent avec cette tenacité et ce cran formidable dont parlait Maurice Gravelines au lendemain du match aller à Dunkerque. On conçoit qu'une telle équipe ait brillé à ce point dans la compétition nordiste. Elle dut s'incliner devant les Olympiens Lillois, qui firent preuve d'un cran plus formidable encore et dont la volonté tendue vers la victoire sut forcer cette dernière. Nous n'avions pas vu jouer l'O. L. depuis un certain temps. Nous avons constaté avec plaisir que l'ensemble avait beaucoup gagné. Les arrières et les avants constituaient les points faibles du team. Les arrières jouent, à présent, avec décision et se conjuguent bien. En avant, l'introduction, à l'inter, de Lecat et Dhaveloose, a insufflé de la vie à la ligne. Scientifiques et ardents, Lecat et Dhaveloose assurent la liaison avec les demis, fournissent des balles à leurs camarades et savent, à l'occasion, placer un shot et effectuer une percée. Les deux équipes luttèrent longtemps bien avant que l'une parvint à prendre l'ascendant sur l'autre. Ce sont les demis lillois qui décidèrent du résultat. Ils abattirent une besogne considérable, André Duponchel était déchaîné; Gautier-Brissoux enrayaient énergiquement les attaques en coups de bélier des Dunkerquois qui nous offrirent, eux aussi, le spectacle d'un beau courage et d'une ardente volonté. Ce n'est qu'à la 32e minute de jeu que Fenez reprenant, de son aile gauche, une balle passée en retrait, dribbla court et plaça, vers le but, un shot plongeant véritablement plein d'astuce. La balle heurta le coin de la latte et du poteau et ricocha au filet. Avant la mi-temps, l'arbitre négligea de siffler un hands dunkerquois dans la surface de réparation, qui ne lui parut sans doute pas mériter un penalty. Nous verrons tout à l'heure qu'il fut moins large en seconde mi-temps. A la reprise, l'O. L. mène par 1 à 0 et loin de s'endormir, active encore. Une série d'essais lillois échouent à côté, au-dessus ou sur Lemaire. A la 14e minute, un centre de Hue est manqué par toute la défense dunkerquoise et Cazin, qui s'est rabattu, n'a qu'à pousser la balle dans le but. Dunkerque réagit. Cinq minutes plus tard, les visiteurs attaquent. Brisoux et Grisor se disputent la balle en courant. Ils se chargent mutuellement sans dommage d'ailleurs, et sans profit aussi, puisque la balle échappe à leur contrôle. L'arbitre siffle penalty contre l'O. L.. C'est un beau tapage ! Dunkerque transforme le pénalty, et pendant quelques minutes, une ode à l'arbitre est tonitruée par plusieurs milliers de poitrines. Les joueurs énervés ne se ménagent pas tandis que l'arbitre est quelque peu déconcerté, ce qui se traduit par beaucoup d'hésitation et de mollesse de sa part. Mais tout finit par se tasser car Dhaveloose obtient le 3e but, suivi d'un 4e sur penalty, dûment motivé celui-là, au bénéfice de Lille. Enfin, 12 minutes avant la fin, une jolie descente des « bleu et blanc » est terminée par un centre de l'ailier droit qui troue toute la défense lilloise et Mathis, qui s'est rabattu, shote de près. Vandeputte ne peut rien. Le résultat est acquis. L'O. L. l'emporte par 4 à 2 et sa victoire est dument méritée. Les équipes étaient les suivantes : O. L. — Vandeputte; Brisoux et Gautier; A. Duponchel, Gravelines et Fenez ; Hue, Dhaveloose. Ryssen, Lecat et Cazin. U. S. D. M. — Lemaire ; Dron et Schutt ; Gontier, Mathoré et Leynaert ; Heben J. et A., Duval, Grisor et Mathis. A. M.



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