Les avants de Marseille ont battu
la défense de Rouen
[De notre ervoyé spécial.)
Bordeaux, 16 mars. — Olympique de Marseille bat F.C. Rouen, par 3 buts à 1. C'est devant 5.000 spectateurs que s’est déroulée |
cette demi-finale de la Coupe. La balle ronde con- quierk chaque jour des adeptes plus nombreux dans | la vieille cité girondine. Ce watch, venant après | ceux du Havre contre Nîmes et de Cette contre Rennes, a passionné le public.
En lui-même, le match ne fut cependant pas | très joli. Lies équipes ne four-irent pas un jeu divne d’une demi-finale de la grande compétition nationale. L'ardeur des avants marseillais 2, une fois encore, forcé la victoire. Crut fut le plus bril- lant, tandis que Boyer ne produisit pas la même impression qu'à Lyon. Le « onze » Rouennuis, mieux soudé, s’assura tout d'abord l'avantage; par la suite, il voulut fermer le jeu, pratiquer l'cff- side et vivre sur la minime avance d’un but ob- tenu après une faute de Seitz. _ Lies Marseillais, un peu découragés, réagirent ‘au cours de la reprise et quand Cabassus réussit | à égaliser, le courage revint tout à fait à ses ca- marades. [e penalty aëcordé par l'arbitre les élec- trisa, en même temps qu'il démoralisait Rouen. Cé fut alors au tour des Méridionaux de fermer le jeu. Îl n'y avait plus que dix minutes à jouer. Les coups cod Ds en touche et les longs dégage- ments se. su érént. Seul Bachelet montra quel- ue actvité pour presser la défense sudiste. Enfin oyer s'échappe du milieu du terrain, transmet un peu en arrière à Crut, qui marque le dernier but et assute ainsi l'irréfutable victoire de son équipe. Le og2e qui possédait le plus intense vouloir a gagné, En l'absence de toute méthode et de toute précision, les hommes les plus vites sur la balle ont marqué. Il ne faut cependant pas accorder andes chances à Marseille dans la finale, Le avre # Cette lui sont techniquement supérieurs.
La partie
Dès & début, Marseille dominé sans réussir à marque, Plusieurs échappées de Boyer, puis du centre 4e G. de Ruymbecke, bien repris gar Sx- brini, nquiètent la défense rouennaise. Après trente-cnq minutes, Seitz, pressé, néglige de pas- ser à sm gardien de but et rate son dégagement; Bachelë, s'empare de la balle et bat Bobby d'un: beau siot à 20 mètres. Crut est bien près d’éga- liser pet après, il place un dur shot à ras de terte, que Dænes ne peut qu'arrèter, sans stopper ia balle, nais personne n'a suivi. Rien de bien sen- sationnd ensuite jusqu’au repos, sauf un coup franc à 20 mètres accordé contre Marseille, et que Bachelei met dehors de très peu.
Presque dès le début de la reprise, Rouen mar- que un secomd but que M. Dé Ricard refuse pour hors-jeu. Lä partie s'égalise. Puis Marseille se fait plus pr&sant et obtient coup sur coup deux corneïs Sans \résultat. L'Olympique domine, mais Boÿer s'est érdonni, et la ligne d'avants ne suit Das. Une daïgereuse offensive normande est an- nihilée par 1h dégagement au poing de Bobby. Un corner r Rouen se termine par un beau ehot de Bachebt, qui manque de peu le but. Mar- éeille revient | l'assaut, Subrini s'échappe, Bar: nes l'arréte, mais en touche. Quelques minutes après, une belle descente marseillaise donne un but grâce à un shot plon- geant de Cabassus, à 30 mètres. La balle frôle la barre et Barnes saute trop tard ; il reste envi- ron un quart d'heure à jouer. Marseille est le plus actif. Un pénalty est accordé aux sudístes pour une faute que la plupart des spectateurs n'ont pas vue. Crut réussit le but, mais l'arbitre a sifflé, Barnes s'étant avancé. Le second shot est aussi heureux. Marseille mène par 2 à 1. Dès lors, il ferme le jeu, joue à quatre demis et quatre arrières. Seuls Boyer et Crut restent effec- tifs. Trois minutes avant la fin, Boyer s'échappe en force, laisse la défense adverse sur place, et transmet un peu en arrière à Crut qui marque un but imparable. C'est la fin. Marseille gagne, et le méritait. Les meilleurs footballeurs furent : Crut, Ca- bassus, Boyer, Bachelet, et Hérubel. Douglas de Ruymbecke et Jacquier furent très actifs. Seitz fit une mauvaise partie. Barnes est capable de mieux faire. Bobby de Ruymbecke également. De- meilliez et Canteloup ont déçu. — G.-Ch.