Les Rennais vainqueurs des Lillois
ROUEN. — Stade Rennais U.C. bat Olympique Lillois, par 1 but à 0.
Les deux « onze » se présentent comme annoncés, sauf Lille, où Vaquez remplace Leclerc. La première mi-temps est légèrement en faveur des Rennais, qui pratiquent un jeu vite, fin, et sont toujours sur la balle. Les Lillois paraissent lents et lourds.
Lille débute par un coup franc que Buzza tire à côté. La balle voyage, puis les Bretons prennent nettement le dessus et la défense lilloise est au travail. Deux échappées nordistes se terminent par des shots à côté de Gravelines et de Jenkowski. Magnifique dribbling de Cabarello, qui shoote au- dessus. Les Bretons dominent toujours, mais l’énervement apparaît et le jeu perd de sa netteté. Jenkowski se fait rappeler à l’ordre par l’arbitre. Sur descente rennaise, Hughes, en possession de la balle, tire au but. Buzza veut intercepter de la tête, mais ne réussit qu’à envoyer la balle dans ses propres filets. Ce sera le seul but de la partie.
A la reprise, les Olympiens attaquent et prennent le meilleur. Les Rennais réagiront souvent énergiquement et tenteront de nombreuses échappées, mais, dans l’ensemble, seront surtout confinés en défensive. Après quelques minutes en faveur des Nordistes, les Bretons descendent. Un dribbling de Caballero se termine par un tir rasant au-dessus. Le jeu voyage et les deux défenses sont très à l’ouvrage. Lille prend le dessus pendant de longues minutes. Berthelot, imperturbable, fait merveille et arrête tout. Un quart d’heure avant la fin, Rennes remonte et obtient un corner sans résultat. Lille continue à dominer, mais Rennes s’échappe souvent. Les Nordistes voient arriver la fin sans pouvoir égaliser. L’équipe la plus active et le plus souvent sur la balle a gagné. La science des Lillois s'accompagne d'une certaine lourdeur qui désavantage devant une équipe mobile et fougueuse comme Rennes. L'équipe bretonne est entièrement à féliciter, particulièrement Hughes, qui fut le roi du terrain, excellent en attaque et formidable en défense ; Scoones et P. Gastiger, qui complétèrent admirablement la ligne intermédiaire ; Caballero, vite, adroit, excellent dribbleur; Berthelot, dont le sang-froid et la sûreté firent une énorme impression. A Lille, Gondard n'a rien à se reprocher, malgré son malheur ; Buzza fit une excellente partie. Le meilleur demi fut Graveline, bien secondé par Courquin. En avants, Jenkowski, Ryssen et Vignoli furent les meilleurs, mais la ligne manqua de perçant. Excellent arbitrage de M. Vallat.