FOOTBALL ASSOCIATION
Après une brillante résistance Paris s'incline devant Guipuzcoa : 3-2
Saint-Sébastien, 14 Février (de notre correspondant). — Un public nombreux, enthousiaste et passionné, assista à la rencontre qui mettait aux prises l'équipe représentative de Paris et celle de Guipuzcoa. Cette dernière l'emporta par 3 buts à 2. Les équipes étaient composées de la façon suivante : Guipuzcoa. — Izaguirre ; Beguiritain, Galdos ; Villaverde, Urquiza, Ariz ; Sagarazza, René Petit, Urbina, Echeveste, Muguiro. Paris. — Brück (puis Le Bidois) ; Monnier, Langenove ; Dauphin, Bel, Courquin ; Cordon, Bunyan, Nicolas, Kenner, Dufour. L'équipe française pénétra la première sur le terrain, aux applaudissements prolongés du public. Le jeu débuta par une descente de Bunyan, qui poussa une belle attaque. Puis le ballon est reçu par Urbina, qui se présente seul devant le but français. Mais Brück arrête magistralement. L'arbitre Murguia commence alors à perdre de son autorité. Un corner est donné sans résultat. Puis un penalty accordé à Guipuzcoa est shooté à côté, intentionnellement, par René Petit. Le public siffle et hurle : la passion commence. Un off side en faveur des Parisiens ; puis Nicolas descend et shoote sans effet. A la remise en jeu, René Petit passe à Urbina qui tire au but ; une mêlée s'ensuit ; par deux fois, Petit shoote, mais la balle ne rentre pas. On note alors une belle défense de Langenove. Un corner est accordé aux Parisiens ; Bunyan shoote, mais en vain. La mi-temps est sifflée sur le score de 0 à 0. A la reprise, les Espagnols sont vite en action. Sur un centre de Sagarazza, Urbina reprend et marque le premier but. Folles ovations ! Aussitôt après, sur un centre en hauteur de Muguiro, Urbina réussit le deuxième but. Brück, grièvement blessé, est remplacé par Le Bidois. Puis les Parisiens attaquent et Cordon marque le premier but sur passe de Nicolas. Un nouveau penalty est accordé aux Espagnols. Mais Le Bidois pare, très applaudi. Peu après, le troisième but espagnol est marqué par Muguira sur centre de Sagarazza. Enfin les Français marquent une seconde fois par Kenner, après une série de passes entre Nicolas, Bunyan et Kenner. La fin est sifflée peu après. Après la partie, Nicolas déclare que l'arbitrage fut mauvais et que la partie fut gâchée de ce fait. Certes l'arbitre fut incompétent, mais les Espagnols jouèrent mieux et devaient gagner. Toutefois les Parisiens dominèrent en première mi-temps, sous une pluie continue. L'équipe française s'est vaillamment comportée et fut très applaudie. — Casalonga.