LILLE - TOURCOING 0-0


LILLE 0TOURCOING 0
Match Amical
3000 spectateurs
29/10/1922
terrain de l'Avenue de Dunkerque, Lille
Match amical ou de championnat ?

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Compte rendu dans la presse
Le Grand Écho du Nord  📄 Gallica
Olympique Lillois et Union Sportive Tourquennoise font match nul par 0 but à 0 Le temps a boudé la journée de solidarité sportive. Au soleil et à la température idéale de ces jours derniers, avaient succédé une bise aiguë et une pluie de neige fondue, sévissant sous un ciel triste. Ces circonstances défavorables n'avaient cependant point rebuté les amateurs, qui s'étaient rendus, au nombre de plus de 3.000 au terrain de l'Avenue de Dunkerque, à Lille, où l'Olympique Lillois et l'Union Sportive Tourquennoise se rencontraient pour la première fois cette saison. Les amateurs, disons-le tout de suite, furent grandement récompensés de leur intrépidité. Le match O. L.-U. S. T., en effet, fut superbe de bout en bout, animé, attrayant et, ce qui ne gâte rien, disputé avec courtoisie par deux équipes de force sensiblement égale. L'arbitre, M. Dierickx, du Stade Roubaisien dirigea la partie de maîtresse façon. Sa besogne fut facilitée par l'excellent esprit qui régnait sur le terrain. Le jeu s'en ressentit et les belles phases furent nombreuses qui enthousiasmèrent les connaisseurs. Le match fut, dans l'ensemble, très équilibré. D'une part, l'Union conduisit des attaques très vives et soutint, à son habitude, un train rapide. Toujours sur la balle, actifs et remuants, les Tourquennois produisirent une excellente impression. Leur équipe vient en forme et bientôt les meilleures devront compter avec eux. En face, l'équipe lilloise, plus lourde, tenta de s'imposer. Son attaque parut moins dangereuse que celle des Ustiens parce que plus lente et se faisant fréquemment « boucler » par l'adversaire. Le duel des lignes intermédiaire et arrière fut extrêmement intéressant. En somme, le match nul reflète fidèlement la physionomie de la rencontre et celle-ci fait bien augurer des prochains matches officiels entre les deux grands clubs. LA PARTIE PREMIÈRE MI-TEMPS Lille attaque au cours du premier quart d'heure. Tourcoing fait mieux que se défendre et contre-attaque avec vigueur. Les deux portiers font bonne garde et des essais dangereux, de part et d'autre, viennent échouer sur eux. Le football pratiqué est plaisant et on pressent une belle partie. Peu à peu, cependant, l'U.S T. montre une tendance à demeurer de préférence dans le camp lillois. Les demis tourquennois et lillois soutiennent le choc avec un égal bonheur, et le duel est passionnant à suivre. Tout seul devant Besson, Dessauvages, l'intérieur gauche Ustien adresse à côté. C'est une occasion unique qui ne se représentera plus. La balle est d'ailleurs excessivement difficile à conduire. La pluie rend le terrain glissant et chutes et « loupés » sont nombreux. Buzza doit s'absenter un instant, ayant été commotionné au reçu d'une balle shootée durement. Gravelines occupe sa place à l'arrière jusqu'à son retour. Les Tourquennois essaient fréquemment au but, notamment Dessauvages, Delltête et F. Parsys et ils frisent le point à plusieurs reprises. Besson dégage avec à-propos et la mi-temps survient. Rien n'est marqué. A la reprise, les visiteurs conduisent des offensives d'une belle venue. Lille ne se laisse pas faire. Attaques et contre-attaques se succèdent très rapidement. Les « gourmets » du football sont à la fête. L'un d'eux, placé derrière les buts lillois essuie le feu de F. Parsys qui a visé le but mais a tiré trop haut et démolit un parapluie. Verquin essaie, mais vise mal lui aussi et le jeu se reporte chez les Ustiens où Plahiers risque des sorties hasardeuses. L'Union est sérieusement menacée, mais ses défenseurs font merveille et rien ne passe. A noter trois coups francs sifflés contre Wullfaert, dont l'ardeur dépasse la mesure permise. L'O.L. domine, mais les « noir et blanc » se sauvent parfois, à la faveur d'un puissant dégagement et les lignes arrières des Olympiens sont contraintes alors de se replier précipitamment devant la menace sérieuse. Dans le dernier quart d'heure, F. Parsys place, à deux reprises, des shots secs que Besson n'a que la ressource de mettre en corner. Le reste du temps est en faveur des « blancs cerclés rouges » qui obtiennent, eux aussi, deux corners sans plus de résultat et la fin est sifflée sur un score vierge. Et tout est bien ainsi. A. M.

L'Écho des Sports  📄 Gallica
Olympique Lillois et U.S. Tourquennoise, nul : 0-0 Lille, 29 Octobre (Par télégramme). — L'Olympique Lillois et l'U.S. Tourquennoise ont fait match nul, rien n'étant marqué. En dépit de la pluie et du froid, la partie fut très intéressante à suivre. A 3 heures, M. Derick siffla le coup d'envoi. L'U.S.T. c'est le corner sans résultat. Lentement, l'U. comptaient deux remplaçants. Dès le début, l'Olympique, qui a le coup d'envoi, se porte dans le camp adverse et c'est le corner sans résultat. Lentement, l'U.S. Tourquennoise s'organise et sa ligne d'avants exécutant d'habiles et rapides descentes, met la défense adverse sérieusement à l'ouvrage. Celle-ci pare le coup de façon magistrale. Le jeu se porte vers le milieu du terrain. On assiste à de belles combinaisons de l'aile droite lilloise, malheureusement sans résultat. On note de vigoureuses et dangereuses descentes des avants visiteurs amenées par Deitête ; à trois mètres, l'inter gauche tourquennois manque un but tout fait, puis c'est au tour de l'inter droit de shoter sur la barre. La défense lilloise a beaucoup de peine à se donner de l'air. Buzza, blessé, quitte le terrain. Tourcoing ne réussit pas à marquer. Au bout de dix minutes, Buzza fait sa rentrée, très applaudi. La mi-temps est sifflée peu après. Pendant le repos, Gravelines remet à Filez un étendard de l'O.L. A la reprise, le jeu change de physionomie : l'O.L. est très menaçant et Tourcoing semble très fatigué des gros efforts de la première mi-temps. On note de beaux essais de Billon, superbement parés par le gardien de but tourquennois. De nombreux coups francs et corners sont accordés pour l'Olympique, mais restent sans résultat. On sent que les Olympiens veulent marquer, mais Player se montre d'un tel brio que rien ne passe. La fin est sifflée peu après dans la nuit. Les meilleurs joueurs furent : A Lille, Buzza et Billon ; à Tourcoing : Deitête et Player. — Marcel Loir.



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